Le feuilleton de la vente de l’AS Saint-Étienne se poursuit en 2024, avec en toile de fond des tensions croissantes entre les deux présidents Bernard Caïazzo et Roland Romeyer. Le projet “Panthère Noire” porté par Paulo Tavares cristallise les divergences et alimente les rumeurs de discorde au sommet du club.
Vente de l’ASSE : un enthousiasme vite retombé
Porté par la société créée en janvier 2023 par Paulo Tavares, Sébastien Bono et Mohamed El Shetewi, le projet “Panthère Noire” avait initialement suscité l’intérêt de Roland Romeyer. Mais ce dernier, tout comme Bernard Caïazzo, a rapidement fait machine arrière, jugeant le dossier peu crédible.
Pourtant, la “Panthère Noire” pourrait revenir dans la course grâce à de nouveaux investisseurs. Notamment un fonds basé à Londres qui rachèterait 95% des parts, et qui serait géré par le père de la star de Liverpool Trent Alexander-Arnold.
Une vente toujours dans l’impasse
Malgré ce rebondissement, la vente du club stéphanois reste bel et bien dans l’impasse en ce début 2024. Le mandat confié au cabinet KPMG a expiré fin 2022 sans résultat concluant.
La relégation en Ligue 2 et l’incertitude sportive qui en découle compliquent sérieusement la recherche de repreneurs crédibles. Surtout, la complexité du processus de rachat et les querelles entre Romeyer et Caïazzo bloquent toute avancée significative.
Caïazzo critiqué, Romeyer dubitatif
Dans ce contexte, Bernard Caïazzo essuie de vives critiques, notamment sur ses erreurs de communication à répétition. Ses relations avec Roland Romeyer, déjà tendues, se sont encore dégradées. Ce dernier ne croit plus du tout au projet “Panthère Noire”.
Malgré ces dissensions, Caïazzo reste actif dans la recherche d’éventuels repreneurs. Mais après des années de rumeurs et de rebondissements, une issue positive semble de plus en plus compromise.
La vente du club emblématique stéphanois s’apparente décidément au serpent de mer ultime du football français. Avec en toile de fond, des présidents en froid et une situation sportive et financière précaire.