Rodez : Didier Santini devra jouer contre son camp face au SC Bastia

By Isaac

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Samedi 17 février 2024. Le stade Armand-Cesari de Bastia s’apprête à vivre un match ô combien particulier pour Didier Santini. L’entraîneur du Rodez AF est en effet attendu en Corse, où il retrouvera le Sporting Club de Bastia, club phare de sa carrière de joueur.

Santini : un lien indéfectible avec la Corse

Natif de Tarbes, Didier Santini n’a aucune origine corse. Et pourtant, le technicien ruthénois a tissé au fil des années un lien indéfectible avec l’île de Beauté. C’est au Sporting Club de Bastia que celui qui n’était encore qu’un jeune joueur prêté par l’OM a posé ses valises à l’été 1989. Il y restera finalement huit saisons, de 1989 à 1997, avant d’effectuer un retour remarqué de 2002 à 2016.

Santini a réellement trouvé en Corse un deuxième foyer. Même une fois sa carrière de joueur terminée, il n’a eu de cesse d’y revenir. Notamment à Calvi, où réside sa fille. Difficile pour lui de résister à l’appel de cette terre qui l’a vu mûrir.

Rodez – Bastia : un match à haute tension émotionnelle

Samedi, Didier Santini mettra pourtant ses émotions de côté le temps d’un match. Car ce SC Bastia-Rodez AF s’annonce capital pour les deux équipes. Côté corse, on reste sur trois victoires d’affilée synonymes de remontée au classement. De leur côté, les Ruthénois restent sur une spirale négative de quatre matches sans succès.

L’enjeu sportif primera donc sur les retrouvailles du coach avec son ancien public. Ses nombreux amis bastiais seront d’ailleurs les premiers à le lui rappeler. Sur le terrain, il n’y aura pas de cadeaux.

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Santini le sait mieux que quiconque : gare à celui qui se présentera en terrain adverse avec une motivation amoindrie. Son expérience du haut niveau et des contextes émotionnels lui a appris à se blinder pour rester focalisé sur l’objectif.

Un drame encore présent dans sa tête

L’entraîneur ruthénois garde d’ailleurs en mémoire le drame du stade de Furiani en 1992 comme un événement l’ayant endurci psychologiquement. Au-delà du traumatisme, ce tournant douloureux l’a rendu “moins con” selon ses propres termes. Une maturité qui lui sera précieuse au moment de pousser ses troupes dans ce chaudron corse, contre vents et marées.