Jérémie Pignard, l’arbitre du match OM – OGC Nice de mercredi soir, a été sanctionné par sa hiérarchie suite à sa prestation très contestée. Après avoir expulsé sévèrement le Marseillais Faris Moumbagna puis accordé un pénalty imaginaire à l’OM, Pignard a récolté la note de 2/10 dans les colonnes de L’Équipe. Une sanction logique au vu des décisions incompréhensibles prises par l’homme en noir durant cette rencontre.
Antony Gautier, directeur de l’arbitrage, a appelé Jérémie Pignard pour pointer ses erreurs
Antony Gautier, le directeur de l’arbitrage, n’a pas tardé à réagir. Il a personnellement contacté Jérémie Pignard au téléphone pour lui signifier que lors d’OM-Nice, il avait pris deux décisions qui n’étaient pas attendues.
Pour des raisons de sérénité, le prochain match que Pignard devait arbitrer (Rennes-Brest) lui a été retiré. Une mise à l’écart qui s’apparente à une sanction, mais qui serait avant tout dans l’intérêt de l’arbitre selon Éric Borghini, le président de la commission fédérale des arbitres.
Éric Borghini veut mettre fin à la culture du déni et reconnaître les erreurs d’arbitrage
Pour Borghini, il est temps d’arrêter la culture du déni et de reconnaître les erreurs d’arbitrage quand elles se produisent, sans pour autant tomber dans l’auto-flagellation immédiate après un match.
Le président de la CFA souhaite à l’avenir instaurer des débriefings hebdomadaires avec la presse pour permettre une communication plus large et maîtrisée sur l’arbitrage. Antony Gautier serait favorable sur le principe et réfléchit aux modalités de mise en place.
Faris Moumbagna suspendu un match malgré l’erreur d’arbitrage reconnue
Si la sanction de Jérémie Pignard démontre une prise de conscience des instances, elle n’efface pas pour autant l’expulsion très sévère de Faris Moumbagna. Malgré le fait que cette décision arbitrale soit pointée du doigt, le joueur de l’OM a quand même écopé d’un match de suspension ferme par la commission de discipline. Une décision qui peut paraître injuste au vu des circonstances.
L’affaire Pignard/OM-Nice met en lumière la volonté nouvelle des dirigeants de l’arbitrage français d’assumer publiquement les erreurs des hommes en noir quand elles sont avérées. Une politique de transparence louable, qui ne doit cependant pas faire oublier l’impact des mauvaises décisions sur les acteurs et le résultat d’un match. Les sanctions a posteriori ne changeront pas le cours d’une rencontre faussée.