Le choc de la 33ème journée de Ligue 1 entre l’Olympique de Marseille et l’OGC Nice s’est soldé par un match nul (2-2) au stade Vélodrome. Si la rencontre a offert son lot de buts et de spectacle, c’est surtout l’arbitrage de Jérémie Pignard qui a fait l’objet de vives critiques. Le gardien niçois Marcin Bulka n’a pas mâché ses mots à l’encontre de l’homme en noir.
Un penalty très controversé en seconde période
Le tournant du match intervient en début de deuxième mi-temps. Alors que le score est de 1-1, l’arbitre accorde un penalty aux Marseillais pour une faute de Mohamed Ali-Cho sur Leonardo Balerdi dans la surface. Une décision contestée par les Niçois.
“Pour moi, il n’y a pas penalty, je ne comprends plus les règles, franchement“, s’est agacé Marcin Bulka après le match.
Le gardien polonais estime que son coéquipier a dégagé le ballon sans intention de faire faute : “C’est clair que notre joueur dégage bien le ballon, son intention n’est pas de toucher un défenseur.“
Malgré tout, après visionnage de la VAR, M. Pignard a maintenu sa décision initiale. Pierre-Emerick Aubameyang n’a pas tremblé pour transformer le penalty et permettre à l’OM de mener 2-1.
Une nouvelle polémique autour de l’arbitrage en Ligue 1
Ce fait de jeu litigieux relance les débats sur la qualité de l’arbitrage en Ligue 1. Comme le souligne le journaliste Regis Testelin dans les colonnes de L’Equipe, le corps arbitral français traverse une période délicate depuis plusieurs mois, entre erreurs manifestes et décisions incohérentes, malgré l’assistance vidéo.
Le constat est partagé par plusieurs observateurs. Récemment, les prestations de Stéphanie Frappart lors de Lyon-Valenciennes (3-0) ou de M. Vernice durant Lyon-Brest (4-3) avaient déjà fait l’objet de vives critiques. “On ne se moque pas et on ne se gargarise pas, on s’inquiète et on s’interroge“, résume Regis Testelin.
Bulka dépité mais lucide
Si Marcin Bulka ne décolère pas contre ce qu’il considère comme une injustice, le dernier rempart niçois refuse néanmoins d’incriminer uniquement l’arbitrage.
“Même sans ça, on doit gagner le match, qu’il y ait penalty ou non parce qu’on avait un avantage numérique“, reconnaît-il, en référence à l’expulsion de Faris Moumbagna côté marseillais juste avant la pause.
Les Aiglons devront vite se remobiliser pour la course à l’Europe. De son côté, l’arbitrage français devra lui aussi se remettre en question pour éviter de nouveaux couacs dans cette fin de saison.