Paul Bernardoni vit un véritable chemin de croix depuis son arrivée en Turquie. L’ancien portier d’Angers, relégué avec le club angevin en 2022, pensait rebondir à Kayserispor. Las, ses débuts prometteurs dans le championnat turc ont rapidement viré au cauchemar.
Paul Bernardoni : Une adaptation réussie brutalement stoppée
Recrue phare de Kayserispor à l’été 2023, Bernardoni s’est rapidement imposé comme le titulaire dans les cages. Avec 18 matchs disputés, il a grandement contribué à la belle 4e place occupée par le club en début de saison.
Mais le natif de Valence a vu son ascension brisée net début janvier. La raison ? Il a osé dénoncer le non-paiement des salaires, une pratique malheureusement banale dans le football turc. Sanction immédiate : une mise à l’écart du groupe professionnel.
Un exil turc qui tourne au fiasco
Le gardien formé à Nîmes pensait relancer sa carrière en Turquie, après un passage mitigé de 6 mois à l’AS Saint-Étienne, ponctué d’une relégation en Ligue 2. Depuis son transfert à Konyaspor l’été dernier, l’histoire se répète :
- impayés à répétition,
- mise en demeure des avocats,
- matchs manqués en guise de représailles…
Même son de cloche pour son coéquipier Sokol Cikalleshi. L’attaquant albanais, muet depuis 3 mois, a lui aussi été écarté après s’être insurgé contre ces retards injustifiés.
L’horizon s’assombrit pour Bernardoni
Alors que des rumeurs évoquent un possible départ de Bernardoni vers la MLS ou l’Europe, l’avenir s’annonce morose. Malgré l’arrivée de joueurs comme Sissoko et Diomandé, Konyaspor semble incapable de régler ses problèmes financiers chroniques.
La situation chaotique des clubs turcs, minés par les violences, le boycott de la Supercoupe et les salaires impayés, n’incite pas non plus à l’optimisme. Paul Bernardoni semble bien loin de voir le bout du tunnel…